Efrath Bouana

Projet

Carmel (Incendie Universel)

INCENDIE  UNIVERSEL

Ce projet est né suite à l’incendie dans la forêt du Mont Carmel  qui a eu lieu le 2/12/2010 en Israël. Il ne s’agit pas seulement de l’incendie en lui-même, mais permet de traverser la condition humaine à travers le dessus comme le dessous de la terre et du ciel …

L’erreur est irréparable , c’est un geste qui se grave dans la mémoire universelle.
La mémoire ne s’efface pas elle évolue, elle est dans le mouvement.Vivante elle pousse dans le changement sous ses diverses images , dans la destruction comme dans la reconstruction, elle traverse les époques mais elle garde son histoire dans ses plus anciennes racines.

La forêt brûle , les arbres deviennent du charbon, les animaux fuient leurs lieux d’habitation. Après le passage du feu sur ces espaces, il est dur de trouver de la vie. L’odeur de destruction est bien présente et la nostalgie de la forêt aussi .
(En 4-5 jours de feu des années ont été détruites.)

La noirceur a pris place sur tout le territoire, aucune feuille verte n’y a survécu,
la surface de l’instant présent ne présente aucun survivant, pourtant par delà les apparences dans la profondeur de la terre résident des racines par milliers, des racines qui contiennent toute la mémoire qu’il faut, pour faire vivre ; certes peut-être pas sous la même forme, mais elles traverseront ces cendres pour faire naître du passé un nouveau présent.

La mémoire a sa douleur et de cette douleur il y a naissance.
De là, peut-être, vient le désir de l’homme à détruire
De là, peut-être, vient le désir de s’empêcher de détruire .
Il y a là, reconnaissance de la vie, par la douleur de la mort .

La mémoire de nos cendres est l’ADN de ce qui permet la vie du présent
et les aléas de nos gestes décideront de la forme qu’elle aura.

La terre a besoin de nous ;
oui elle a besoin de notre sang
nos cendres donneront vie à nos proches.

Nos os, notre peau, notre chair
tellement bon et insuffisant
on s’enlace, en se tasse
on se nourrit de nos mots incompris
en s’embrasse une dernière
àà travers nos succulentes races

L’illumination d’un rêve qui s’écrase
bouffée par les insectes d’en bas
il paraît que l’on devient plus léger
et donc en suspension dans le ciel.

les nuages transparents ne font signe d’aucun corps mal installé,
s’agit-t’il d’un mouvement parfait et perpétuel de nos membres,
qui déclenche la chorégraphie infinie d’une guerre ou résulte la beauté d’un dieu ou le ciel bleu cède à la couleur de la vie comme de la mort dans un violet qui s’élève vers le bas d’une profonde altitude .

les sangliers ont leurs habitudes ils iront renifler sans relâche
tourneront la terre du haut vers le bas, du bas vers le haut ,
trouveront un trou à leur taille et s’y frotteront aux racines
tellement fort jusqu’à y laisser leur peau.

Laisser un commentaire